06.05.2008

je web bien, ne t'en fesse pas!

Honte et confusion de n'avoir pas donné de news...

Mais l'ordi n'a fait que me lâcher ces derniers mois, et pas de pépétes pour compenser ces trépas...

Le con toujours en fusion cependant, même si ma quête de formation a pris le pas...

Je louche à force de powerpoint, de cours divers et variés, de connaissances nouvelles,

Je touche des corps dans des décors loin des alcôves et du confort,

Je bouche des trous dans des services où mes vices s'enterrent face aux viscères,

Pas très glamour quoi  qu'on en pense, la blouse se fait uniforme et se fond dans la masse,

Et ce foutu pantalon me colle au cul faute d'un étalon au foutre éperdu.

Qu'il est bon de retrouver la vie réelle, celle qui nous en fait baver, qui nous surprend, nous réjouit et qu'on ne demande qu'à envoyer chier,

Qu'il est bon de se sentir vivre et souffrir, de se lever tôt (vive la France!) pour suer sang et eau, de se mettre en danger et d'échanger,

Qu'il est bon de revenir à la source, de s'abreuver de savoirs et de rencontres, d'appartenir à un monde en mouvement,

Qu'il est con de devoir choisir entre ici et là bas, entre vie rêvée des anges et virée vide étrange,

Comme si remplir ne suffisait pas, comme si écrire manquait à mon éclat, comme si je n'appartenais à aucun de ces 2 mondes là,

Et que jamais je ne serais complète, démembrée deci, delà,

Un peu gauche, mais dans mon bon droit...

 

La souris se trouva fort dépourvue lorsque l'abysse fut venue...

Mais si tu es venu sourire au détour de ma retenue, la bise et encore plus...

 

 

18.01.2008

fini le blues, j'ai la blouse...

Hello tout le monde, et merci de votre fidélité, à l'épreuve du temps, du froid, de la grippe, de la baisse du pouvoir d'achat, de l'abus de foie gras au chutney sur pain d'épices toasté (quel sens de l'enchaînement)...je suis reviendue!

Je vais la faire court: 20/20 aux tests psychotechniques, 16.5/20 en culture générale et 18/20 à l'oral...

Je démarre ma formation en école de soins infirmiers le 25 février, pour 3 ans de pus, pardon, 100% pur jus!

Je suis soulagée...vous pouvez imaginer à quel point...ou pas.

Alors à très vite pour un nouveau blabla de souris, j'ai encore des trucs à dire...et pour les plus assidus, peut être des secrets de sous ma blouse...

La bise, et comme il n'est pas trop tard:

je vous la souhaite vigoureuse et pleine de verve...

12.11.2007

la plume en poids, sonnée

Se mettre à poil, dénuder les fils éclectiques,

Puis couper le son et lumière, faire le vide cybernétique.

Une pause dans l'ombre, une prose immonde,

Un goût d'inachevé, un bout du monde à trouver.

L'impression de se répéter, la pression sans répit, dépitée,

Patte de velours posée sur un coeur d'acier, pitoyable apatride débridée.

Trouver un nouveau souffle, poussée par le vent sifflant à mes oreilles,

Que la vie nous rend fou, que le flou de nos vies prend le pas sur l'envie.

J'ai remisé pour un temps les mots au vestiaire, et c'est dans le bestiaire de mon petit monde que mes maux se terrent,

Nourrie de bonheurs simples, de malheurs assassins, la plume assignée à résidence pour une renaissance sur le terrain.

Jalonnée de peurs et de doutes, la route me semble interminable, pourtant je puise mes forces dans les échecs à la tour infernale,

Son ascension ne s'arrête jamais, chaque pas se faisant plus lourd, et sourde au tonnerre qui gronde, j'accède à la lumière.

Pauvre cloche, pour qui n'a pas sonné le glas, le lève mon verre à l'espoir, au "croire en soi",

Cet espace me manque, j'y touche du doigt les étoiles, osant jongler avec délectation sur d'improbables éclats de voix.

 

 

 

08.10.2007

le vice est lave, et tue!

Silence prolongé, concours d'entrée à préparer, infirme hier, demain en école de soins infirmiers...peut être...à suivre des bises à tous...

 

Des clous, des vis, le marteau me somme de l'empoigner,

Frappe encore les murs de slam, en tas de débris de s'effondrer,

Tout détruire, se reconstruire, mutation sans autre ambition que se donner,

Slalommer entre les ruines et vers l'homme alité se tourner,

Humanité profonde pour se sentir exister, exit la peur de se briser,

Les viscères à l'air et l'âme à l'envers, mes mains plongent dans cet amas de chair,

Virtuose du scalpel, mes plaies béantes cicatrisent au gré des saintes touches,

Ni ange, ni des monts insurmontables, le démon de mes nuits s'arrange pour tourner la page,

Le feu intérieur continue de me dévorer, je brûle d'envie de me dépasser,

Contre le blues créneau salutaire que celui d'endosser la blouse,

Sous les coulées de sueur sentir le corps palpiter,

Sur les poussées de stress frémir d'un esprit enfin éveillé,

Suis-je en train de me retrouver?

Je dévore et j'avale, j'ingurgite et j'entasse, le vide peu à peu laisse place aux pleins "pouvoir", "vouloir", "savoir",

Toujours ardente dans la lutte des glaces, mon reflet dénudé électrise celui qui a su briser le miroir,

Vivifiante liberté, croire en soi et se donner des ailes,

From hell, je m'enflamme sous la chaleur de ton désir,

Le volcan en moi se réveille et déverse ses jets à flan de colline,

Pose tes doigts, je palpite et tu vibres,

Faute de vertu je m'abandonne et le vice se fait lave,

La peur s'est tu.

 

20.08.2007

le petit cirque des odeurs

Je suis un nez, pas très joli, un peu trop gros, souvent humide et parfois dur d'oreille...

Au gré de mes sorties dans les sous bois ou sur la digue, je recueille les mille et une petites fragrances qui émerveillent le promeneur solitaire.

La fougère et l'iode, la mousse et l'écume, l'humus du matin et le vent du large, la noisette et la moules/frites, autant de petits bonheurs simples à portée de mon odorat curieux.

Je suis retournée quelques jours dans la maison de mon enfance à la campagne, ce hâvre de tranquilité, de simplicité et ce bouillon de souvenirs étriqués en odorama...

Pour moi, pas de madeleine, mais les brioches qui gonflent dans le vieux four, les tartes, les râgouts, le beurre d'escargots, le poulet fraîchement déplumé, le lapin dépecé, la galantine de volailles, les carottes du jardin, les conserves de cornichons, et l'humidité de toute vieille maison qui se respecte...

Je suis constituée de tout cela, et plus encore.

Si j'ai parfois la sensation du néant, du vide, de l'absence, un instant pour clore les paupières et la paupiette me revient.

J'ai souvent cherché à m'échapper de ce passé envahissant et frustrant. De l'odeur nauséabonde qui se dégageait de mon paternel entre whisky, rouge à lèvres, parfum de femmes et fureur.

Pourtant, chaque parcelle de peau vibre, chaque poil de mon appendice se sustente à la seule évocation de ces petits riens du quotidien.

Et si dans l'instant c'est le tabac froid et mon haleine de rhum ambré et d'écorce de citron vert qui prennent le dessus, mon nez vadrouille à la recherche d'une trace de toi, d'un abri où se nicher, d'un tissu à humer, de ta sueur mêlée d'après rasage.

Finalement, toute indépendante et libre que je veux être, j'ai besoin de ces repères olfactifs pour me sentir exister un peu. Une façon de s'ouvrir aux autres, à toi, de tomber le masque du clown triste, de mettre un pied sur la piste aux étoiles et d'être en apesanteur, fière équilibriste sous ton projecteur.

Je n'ai jamais réussi à trouver ma fragrance. Je ne supporte pas le parfum. Encore un moyen de disparaître dans la foule, passante incolore, inodore, silencieuse et futile...

 

 

 

 

 

 

16.08.2007

morceau de joie

Tu en reprendras bien un morceau?

Une bouche pulpeuse qui s'ouvre à tes désirs d'explorateur envahissant.

Un ventre rebondi qui palpite sous tes doigts caressants.

Une cuisse éloquente qui se soulève au gré de tes effleurements.

Des seins frémissants qui se dressent sous tes baisers brûlants.

Des bras alanguis qui t'entourent et te retiennent passionément.

Des reins frissonants qui se cambrent au rythme de tes ardeurs d'amant.

Des lèvres humides qui se gonflent à mesure que tu parcoures leur jardin délicieusement.

Un mont de Vénus fourni que ton nez abreuve de son souffle chaud et arrogant.

Un flot.

Un cri.

L'abandon suivi d'un éclat de rire.

Je peux jouir encore?

Après suspension des ébats, sustentons-nous sans débat.

J'émoustille le duo, tu défies mes bas.

Sous mes mots crus tu actives l'ébullition.

J'amorce de mes vers ton esprit pervers.

Viens taquiner le goujon.

Trempe le biscuit.

Affamés que nous sommes, remettons le couvert avant que tu ne retombes à plat.

Tu en reprendras bien un morceau? J'ai du fil dentaire dans la salle de bain juste au cas...

 

 

 

 

viscères au poing

J'ai creusé la terre,

j'ai raclé le sol de mes ongles écorchés,

j'ai gratté pierres et racines sous les perles de rosée.

Le vertige de ce sentiment d'enfermement m'a laissée sans souffle ni rage, juste affaissée dans la boue, le corps froid, les os tremblants, la vue basse et la langue pendante.

A trop vouloir comprendre, déterrer les cadavres exquis, revenir sur les ombres et leurs chinoiseries, j'ai égaré mon âme, d'amertume en tumulte aigri.

Il est temps de regarder devant.

Il est temps de laisser au bestiaire le poil soyeux et la queue frétillante.

Il est temps de retrousser ses jupes et d'esquiver les méandres et les souillures.

Sortir la tête de l'os.

 

31.07.2007

fausse pudeur

Attentat à la prude heure où les dentelles se font douceurs

Lascive attitude sous tes yeux connaisseurs, vieille habitude

Avec grâce et volupté j'ondule histoire de t'affuter

Un grain de peau affriolant et chaste qui s'enhardit quand le désir devient si vaste

Plus proche chaque instant mon corps écorche le vide qui te rend distant

Tu dessines les courbes de tes doigts parfois fourbes

Tu soulèves et tu te glisses sur mes lèvres, entre mes cuisses

L'étoffe se défait, Eros lui fait de l'effet

D'un palper je m'enroule et ton palmier provoque une brutale houle

Nudité enveloppée sous de torrides assauts syncopés

Mise en pièce taillée dans le vif du surjet de mes dessous en liesse

Jonchant dans la plus totale indécence le sol de nos ébats, superficiels atouts des sens

 

Au final encore une fois, les préliminaires ont du bon

Mauvais genre et mauvaise foi, j'élimine les traces de nos émois

L'avachi salive et la machine à laver s'ébranle

"Pose ton cul sur le froid métal qu'on en finisse", dit-il, sa douce hissant...

 

 

03.07.2007

Trompe l'oeil

2 textes le même jour, je vous gâte, ou pas!

Je délaisse cet univers parallèle, en raison d'incidents techniques indépendants de ma volonté...J'ignore à quel moment se produira la coupure, plus de mails, de msn ou de blogs avant quelques jours...Je vais encore avoir de la lecture en retard, bises à tous et à très vite j'espère...

 

 

Cherche, cherche...

Cher et tendre attendu dûment tenu à l'écart de la tente

Retenu de son plein gré dans des chairs écarlates troublantes

Charabia déblatéré dans un charme flagrant jeté

De la poudre aux yeux chevauche les fragrances parsemées

Cherche, cherche...

Cécité provoquée mène à terme la nonchalance de l'élu

Illusion barbare d'une noce sans vertu

Dans la chaleur de l'entrave sème ses doutes et arraisonne

Une escale nichée dans le creux dessein de chahuter

Cherche, cherche...

De frêles jupons retroussés touchent à tout de l'as assommé

Il s'enivre de l'extase fascinante de cette étoile fils hanté d'images impudiques

Les déboires l'asticotent mais dans la fosse il louvoie sans filet

Il enfile le costume étriqué du marié couche-toi las de sa dulcinée

Cherche, cherche...

D'un tiroir la pouliche le sort

Pas commode de colifichets il l'abreuve

Elle chine en astiquant le chiffonier bancal

Triste cire que voilà désormais dans le placard abat les cartes

Cherche, cherche...

Il fait tapis le profil bas dans les ballotins de chocolat  

En quête d'une mignardise à crocher à son bras

La gourmandise est un vilain des faux semblants se grise

La queue dans une main, langue pendante à la dérive

Qui cherche trouve?

 

 

 

 

 

rat's trap

Nous avons fait l'amour.

J'étais allongée sur toi, la tête posée contre ta poitrine, ton sexe encore en moi, nos jambes emmêlées.

Les yeux clos, je saisissais cet instant fugace où la plénitude envahit nos corps trempés de sueur, où le vide se fait autour de nous, où l'on ne fait plus qu'un.

Je prenais le temps d'humer tes parfums, l'odeur de ta peau embrassant la mienne, la baise transpirant jusqu'à mes narines troublées, les effluves animales de l'homme soupiré.

Nous étions collés l'un à l'autre, incapables de bouger, étourdis par cette ronde infernale que nos jouissances couplées avaient engendrée.

C'est dans ces moments que mon esprit est enfin au repos, qu'il goûte enfin les saveurs sans plus de maux, quand les mots sont inutiles, tristes fards dégoûlinant sur mes joues fades.

Je me sens vivante et je défaille à la fois.

Nous avons fait l'amour.

Nous sommes faits comme des rats.

 

22.06.2007

un tien vaut que deux tuent l'aura...

D'une cervelle de moineau

naît parfois le chaos

mais sans relâche je trime

pour voler de mes propres elles

jamais sûre, toujours en dessous d'un moi

quête perpétuelle d'émois

et c'est dans mon lit que j'aspire

un tuyau: le fleuve qui coule en moi s'assèche plus qu'il ne respire

tiraillée, adossée au mur, acculée, aux cent coups je murmure

une plainte, un espoir, une volonté, une chanson de rôle encore

j'ai brisé, cassé, détruit, puni

le chemin est long jusqu'à la paix et l'oubli

mais tous ces feux qui brûlent en moi

s'allument au gré de ces petits sourires que tu m'envoies

j'ignore où je t'emmène

je sème des cailloux de fortune

mais je sais que ça en vaut la peine

si je ne peux croire en moi, c'est le nous qui me pousse

la peste soit l'incertitude

si je n'ai pas la foi, toi tu vois clair

obscure abjecte absurde solitude

mes deux ombres se côtoient et se fuient

celle qui peut tout, et l'autre qui m'enlise

de tous ces fils qui me retiennent

je rafistole l'usure plutôt que de faire peau neuve

la chenille engoncée dans son cocon

que n'a-t-elle déloyé ses ailes pour faire face au dragon?

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21.06.2007

un père et passe...

survis-moi

ne tremble pas

prends la porte et puis s'en va

pas de retour possible

ma peau sensible ne sera plus ta cible

par tous les pores je te liquide

dans le petit cochon j'économise ma salive

mine défaite terminus de défi j'engage la lutte

je me livre sans effet de style

la chute au goût amer

la goutte d'eau dans la mer

une brassée de fleurs qui virevolte dans les airs

je lézarde sous le feu de ta mitraille

trahison d'un père absent

sentiment d'impossible et absolution timide

l'écume aux flans, c'est pas de la tarte

tu as serré la bride de ma course folle

l'infini me tendait les bras

la tendinite a mis fin à cet espoir sans fin

l'huile de coudes à couteaux tirés

coûte que coûte j'ai résisté

je me retrouve seule face au vide

vaste cendrier qui t'a accueilli les yeux fermés

la fumée me pique affublée de tiques

je ne peux croire en moi par delà l'opacité

au pas de la porte je t'ai contemplé

si t'es mort, c'est pas drôle, où je mets mon tablier?

la tambouille sur le feu, les embrouilles sur le billot

ma tête à couper:

je pardonne tes offenses, sans défense face à mes pensées, je me suis défoncée, semant mes offrandes, au gré de tes simagrées, mais de l'amour tu n'étais pas né, comment pouvais-tu le donner?

 

 

18.06.2007

des hauts et débats

Corset LILY D. 111La lingerie se définit comme « l’ensemble des sous-vêtements et des vêtements de nuit ».  Petite précision, toutefois : des siècles durant, les dessous n’endossaient qu’un rôle très en dessous de leur fascinant pouvoir de séduction. 1910 signe la première métamorphose de la lingerie… au grand bonheur des coquettes mais aux dépens de la baleine ! L’élasticité et la solidité des fanons de cette dernière faisaient, en effet, le délice des armatures!


J'ai flâné ce matin sur les différents sites de lingerie féminine, et j'ai récolté, pour toi lecteur, un ravissant échantillon de ce qui se fait, ou pas, dans cet univers de stupre et de luxure...

 

des corsets aux guêpières, des strings aux shortysBustier

atelier_th_cors_violette.jpgcouleur pourpre ou rouge divinatelier_th_cors_cabaret.jpg

les basiques noirs ou les motifs variésCorset + stringtransparence ou volupté

fashion, décalée, coquine, pin up, vintage, sexy , sauvage, provocante...

Les sens dessus dessous, 
sans interdit, ton sang ne fait qu'un tour,
tour à tour elle se dévoile ou se cache,
pour une mise en bouche sans cravache,
l'insoumise aux multiples facettes,
mise à nu ou mise au point,
quand l'objectif en perd la tête,
de haut en bas divine promise,
ôte ses atours et dévoile ses atouts,
asticote le mâle de ses tours de déesse,
sublimée sous des tissus frivoles,
souffle le chaud et d'un geste grâcieux,
disparaît dans une nuée de luccioles...


"Il vaut mieux la folie de la passion à la sagesse de l'indifférence..." A. France

 

J'aimerai connaître votre position, pas la préférée hein, on sait tous que c'est la levrette, non sur les modèles présentés, sur la lingerie en général, ce que vous aimez, matières, couleurs, formes...

 

Faites un tour sur:

anti_bug_fckanti_bug_fckanti_bug_fckle site de Chantal Thomass 

un enchantement, un écrin de beauté, une image de la femme à la fois libre et offerte, si toutefois tu parviens à lui dérober la clé...anti_bug_fckanti_bug_fckanti_bug_fck

 

Une prochaine les filles, un article pour nous, avec l'équivalent masculin!

13.06.2007

quelques bulles dans le cou...

 

Je bascule avec toi

Ton bidule me foudroie

Les clochettes tintinabulent dans le jardin d'Eden

Quand tu m'accules dans le vestibule encombré de libellules

A nul air du temps, ceux que l'on passe ensemble ne prétendent

Annule ton vol de retour, la bague au doigt dans l'aire de je

Le dard se pointe et postule à l'entrée, porte de sévices livraison terre minée

Emue je fais fi de mes scrupules et ton empressement engendre des émules

Les ovules en vadrouille, à l'assaut de ta péninsule, m'embrouillent

Mais je m'débrouille, armée d'une spatule je m'attaque aux pustules qui grouillent

 

Le torchon brûle, la succube frivole s'envole

Elle enfourche sa pendule à vive allure

Et hulule une chouette diatribe, virulente amertume

Verte de rage, elle change les règles du jeu

She works to rule et ses ailes déploie pour ne plus plier sous le poids

La vérole en gage de son infection affecte son jugement dernier

Elle l'a eu dans le cul, elle renonce, renoncule défleurée

Elle a les boules, ce fut un bide, un bidibule dans la machine enlevé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

07.06.2007

s'la faire est dans le sac!

Si l'on plonge un instant dans cette universelle communauté, impie et pitoyable, ce qui est commun à toutes les femmes, c'est d'avoir un sac de noeuds entre les mains!

sac...à maintes reprises il l'a croisée au coin de la rue

sac...à plus savoir où il en est

sac...adossé au mur, il la déshabille du regard

sac...cadeau des cieux

sac...crève-coeur de ne pas la toucher, la sentir, la prendre en traître et en son mont de vénus se recueillir

sac...cage dorée dont elle cherche à s'échapper

sac...commence par des mains fouineuses sur un corps fébrile et curieux

sac...arrose la fille tout de miel de ses effluves insipides

sac...croustille sous la dent du requin

sac...a mal, hystérique elle se cabre

sac...coche, salope, quelle mouche la pique?

sac...riz, lait, je déverse ma crème en son sein blanchi de peur

sac...rhum à la sauvette, avant de rentrer, sa queue souillée en bandoulière

sac...ris, fils indigne, tu ne laisses que des larmes à une mère meurtrie

sac...cordes nouées autour des pieds, poids mort du pont est jeté

sac...Eaux et vents étirent son corps en lambeaux futiles

sac...ripant au gré des courants, cargaison à la dérive rejeté par les flots

sac...sert d'os aux clébards du quartier des docks avides

sac...sceptre en main la déesse mère ôte son voile

sac...craint la fureur de la louve, la vengeance de la sacrifiée

sac...qu'est-ce que ce mec émasculé, imbibé, attaché, qui finit dans un sac à la morgue, affaire classée?

 

 

 

 

 

01.06.2007

corps né de glace

Sensible aux parfums, aux couleurs, délicieux caprices d'une Vanille Bourbon boulottée ou d'une Cerise Griotte grignottée.

Sous le charme des saveurs, avide de laisser aller sa langue au gré des effluves et les papilles en apesanteur.

Elle goûte, effleure, lèche et engloutit de bonne grâce les glaces, boules de fraîcheur fondantes et envoûtantes.

Elle les laisse imprégner son palais, ses gencives, sa langue et sa gorge, profitant doucement, avec délectation, du sucre délicat qui glisse le long de ses parois.

Elle avale enfin satisfaite ce qui reste de ce subtil étalage de promesses gourmandes.

 

Oui, oui...ceci est une image...

N'en déplaise aux saisons qui se perdent, ma favorite reste l'été, et son cortège de glaciers qui s'installent en bordure de mer...

Comme les hommes attendent avec impatience que les jupes raccourcissent et que les peaux se fassent dorées, moi je guette la mise à nue de ses cornets croustillants déballés de leur enveloppe plastifiée, l'apparition de ces douceurs exquises qui me mettent l'eau à la bouche, défiant ma ligne de conduite irréprochable (ou pas), succulentes envies pour une fois non réfrénées.

Qu'existe-t-il de plus sensuel qu'une langue collée sur une glace?

Que des lèvres sucrées et humides?

Qu'un doigt qui se pose au coin d'une bouche pour essuyer une goutte échappée?

Que ce regard gourmand et timide, qui n'ose s'éveiller aux yeux des promeneurs?

Quand je vous le dis que le sexe et le plaisir de manger sont indisociables!

Chaque bouchée provoque un état de grâce (parfois de graisse). Tous les sens en éveil, aux aguets, stimulés.

Les particules alimentaires révélatrices de parties de cul élémentaires!

Mon cher, What's on?

"J'ai fait le plein de bouffe chérie, je sens qu'on va se régaler...".

(je vous épargne les rimes en "ouffe" pour cette fois?)

 

060f80d6eeea466b315ec1efe01768b1.jpgStation-V le site du graphiste et illustrateur Fabien Veançon (affiche du festival "le brise glace")

29.05.2007

le corset

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Elle avance jusqu'au miroir, indécise et maladroite, tous ses mouvements semblent comme actionnés par un mécanisme rouillé.

Elle lève ses yeux vers le reflet insolent, ce corps nié, niais si longtemps, refoulé dans un placard à balai, à bas le laid, remisé au bureau des zob, j'ai trouvé l'objet de son désamour profond, puis sans fondement.

Elle n'ose se mirer, abasourdie par ce qu'elle porte aujourd'hui. De la lingerie de boulevard, elle arpente de bas en haut ce cortège de dentelles et de rubans épars.

Des bas nylons, qui en disent long.

Un porte-jarretelles qui habille ses cuisses rondes.

Un shorty string qui redessine ses fesses sous la caresse des motifs à fleur de pot.

Un soutien gorge transparent sous lequel elle devine sa peau blanche étanche aux larmes et les pointes de ses seins en quête d'une bouche avide.

Seulement voilà, pas de chaussure pour conclure cette curieuse parade.

Jamais à l'aise dans ses pompes, funèbres détresses à chaque tentative de fronde.4b2e0bf9d09131ddcf4e7702d983ba34.jpg

Les écueils qui la blessent s'accumulent et elle sombre.

Tombée de hauts talons, ce sont comme des aiguilles agiles qui creusent son sillon.

Incapable d'entrer dans la ronde, ivresse d'échapper aux règles maîtresses.

Le poids de ce corset qu'elle s'est imposée.

Elle a corsé l'affaire de femme qui laminait ses pores.

Elle a purifié l'essence infâme qui subjuguait son corps.

Elle se sent libre, un peu plus, sous la caresse de son reflet embué de larmes soupirées.

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24.05.2007

vidéo à mateur

Elle entre dans le vestibule, à l'écoute du moindre bruit, guettant les coins de porte, s'interrogeant sur la suite des évènements: à quelle sauce sera-t-elle mangée cette fois?

Il est dans un petit salon, très sobrement décoré. Un canapé rouge, une table en chêne cernée de 4 chaises, 2 fauteuils en cuir, un grand miroir à l'encadrement doré, les fenêtres sont cachées derrière des rideaux de velours rouges. L'autre homme a disparu.

Il lui demande de s'asseoir dans l'un des fauteuils. Il ne pose aucune question sur ce qui s'est passé pendant le trajet en voiture. Il sait. Il la contemple, la déshabille de ces deux yeux perçants puis Il se lève et s'approche d'elle. Il saisit sa jambe droite, la caresse, puis la pose sur le bras du fauteuil, découvrant ainsi son entrejambe.

Il se recule, elle s'offre sans pudeur. Il sort à son tour.

Seule dans ce lieu impersonnel, elle sait qu'Il lui a préparé quelque chose de spécial.

Ils reviennent tous les deux, l'un portant une bouteille de champagne et trois flûtes, l'autre muni d'une caméra vidéo.

C'est donc cela.

L'autre sert le pétillant breuvage, tandis qu'Il installe la caméra sur la table, face à elle, Il presse le bouton "on" et elle reconnait le signal de son metteur en scène...Action.

Tout en attrappant son verre, elle glisse sa main sous sa robe, commence à se caresser doucement, la bouche entrouverte, passant sa langue sur les lèvres charnues, soutenant le regard de ces deux hommes qui la dévorent, qui se délectent. Elle avale deux gorgées, comme pour se donner du courage, bien qu'il ne soit pas question de cela.

Elle pose la flûte à côté du fauteuil, et dans une totale indécence, abaisse les bretelles de sa robe, découvrant ses seins de glace, et introduit deux doigts dans son vagin. Elle se masturbe, prenant du plaisir sous l'oeil de la caméra et de ses partenaires, elle se masse la poitrine, la pétrit puis pince entre ses doigts les têtons qui se dressent d'excitation. Elle veut les allumer, prendre les commandes l'espace d'un instant.

Il la rejoint le premier, l'autre attend sagement son tour, le feu vert du maître des lieux. Il prend en bouche ses seins fébriles, et plaque sa main sur son pubis, accrochant au passage son clitoris, Il s'amuse à le faire gonfler sous la pression...

Il se relève ensuite et lui présente son bas ventre. Elle défait son pantalon, son boxer, et commence à branler son membre tant désiré. Il grossit entre ses doigts, elle prend beaucoup de plaisir à le toucher, le sentir, le goûter enfin, de ses lèvres délicates, de sa langue experte. Jetant quelques oeillades à l'objectif, elle le suçote allègrement, voulant lui procurer des sensations fortes, et dans le même temps se satisfaire elle-même de sa gourmandise.

Bien excité, Il se dégage de cette emprise buccale et la place au bord de l'assise. Lui, à genoux devant elle, la pénètre sans ménagement, et fait signe à l'autre de prendre part à l'action. Celui-ci, déjà nu, le sexe tendu et chapoté, s'approche et lui fourre sa queue dans la bouche en dressant les yeux au plafond. Elle suce bien la garce. Il regarde les mouvements de son comparse, qui heurtent la chatte brûlante et humide avec un rythme parfait, mécanique bien huilée. Elle clos ses paupières, les ouvre de nouveau, les fixant l'un après l'autre de ses yeux de biche, le bouton rouge de la caméra leur rappelle la présence d'un oeil extérieur et libidineux.

Il se retire, demande à l'autre de s'allonger sur le sol, Il la prend par le bras et vient la poser à califourchon sur le sexe de l'autre, elle se plaque contre lui, le torse collant, offrant son cul, le corps secoué de spasmes, la voix rauque, au supplice.

Il l'encule alors qu'elle jouit, dégoulinant de cyprine sur un sexe étranger, terrassée par ces assauts multiples et répétés. En transe, elle balance ses hanches de gauche à droite, enserrées dans ses mains fermes, le cul trépidant et cognant sur lui, elle ondule sous le plaisir partagé, soumise à ses volontés. Exquise étreinte consentie de gré, ses forces l'abandonnent, elle est totalement dépassée.

L'autre éjacule dans un râle, passant ses doigts sur ce terrain de sueur et de mouille, se léchant ensuite avec délectation, la regardant jouir à répétition, elle est désirable plus encore, prise et éprise, se cambrant sous les coups. Il se décharge en elle dans un assaut final. Les corps enchevêtrés se dégagent doucement, comme émergeant d'un rêve, encore assoupis et lourds.

Elle n'a finalement d'yeux que pour lui. Il allume une cigarette qu'il lui offre.

L'autre s'évapore sur un signe. Il n'était qu'un figurant.

 

Il se réveille et affronte le couple assis face à lui dans ce train. Elle a de splendides yeux verts, une robe décolletée, et elle regarde son homme avec une tendresse que lui aimerait connaître. Cet homme pourrait tout lui demander, elle semble acquise à ses moindres désirs. Depuis le départ de Paris, elle semble ne pas l'avoir quitté des yeux. il est son monde.

Longtemps il gardera cette image...

 

10.05.2007

SM...S

Alors qu'elle se rhabille, son téléphone vibre. Elle se précipite et affiche le sms qu'il a daigné lui envoyer.

"Rejoins-moi dès maintenant au Papagayo".

Sans prendre le temps de réfléchir, sans aucune volonté de revanche, sans un sursaut d'estime pour sa personne, elle s'installe au volant et reprend la route vers le bar indiqué.

Elle allume le lecteur CD, et insère un album d'Aerosmith, elle se cale sur le morceau "Love in the elevator" et monte le son.

Arrivée sur place, après avoir garé sa voiture, elle entre dans le bar et se dirige droit vers le comptoir. Elle commande une Guiness, puis prend place sur un tabouret haut.

Elle jauge les clients, disséminés dans la salle. Le regard vif et décidé, un sourire racoleur aux lèvres, elle s'amuse de ces yeux rivés sur elle, sur son corps qui se devine sous la robe. Elle croise et décroise ses jambes, laissant apparaître ses cuisses rondes, et parfois même donnant tout loisir de se perdre sur son intimité, ouverte et épilée.

Il arrive enfin, ravi de constater qu'elle occupe l'espace, imposante et sexy, brûlante et distante, refusant par son attitude tout contact masculin, se réservant à son seul pouvoir. Sans un mot, il lui fourre sa langue dans la bouche et l'embrasse goulument, l'investissant de son souffle, ne la laissant pas reprendre sa respiration. Une façon de signifier à tous: elle m'appartient.

Il paie son verre et l'entraîne à sa suite.

Arrivés dehors, une voiture est garée là, la portière ouverte.

"Monte. Je te retrouve là-bas. Fais ce qu'il te dit".

Il s'éloigne, une fois de plus elle reste seule, disciplinée et soumise à ses désirs. Elle s'installe dans la voiture. L'homme assis à ses côtés ne dit rien. Il la regarde. Il glisse sa main droite sur le tissu qui se froisse sous ses doigts.

Il passe ensuite sous sa robe, puis remonte lentement jusqu'à sa chatte. Il écarte d'un doigt les lèvres encore sèches. Puis encouragée par l'écartement de ces cuisses, il se risque à introduire un deuxième doigt, allant plus profondément dans son vagin, et entamant un va et vient de lubrification. Calme et silencieuse, elle semble apprécier ce traitement, nullement génée de faire ainsi connaissance.

La voiture démarre enfin, les mains de l'homme se posent sur le volant et le levier de vitesse. "Caresse-toi un peu pendant le trajet" Elle obéit, remonte sa robe jusqu'à la taille et commence à se pincer le clitoris, le faisant gonfler, elle se lèche les doigts, et le frotte de plus belle. Il jette sur elle des regards appuyés entre désir et voyeurisme.

Il défait sa braguette et lui demande de le sucer. Elle s'exécute, découvrant avec un plaisir certain son sexe dressé.

Tout d'abord léchant son gland du bout de la langue, elle glisse peu à peu le long de sa tige, en faisant le tour, montant et descendant jusqu'à la base de ses couilles. Puis elle enfourne d'un coup le membre dans sa bouche, têtant puis aspirant, alternant ses succions de coups de poignets pour le branler. Il sent le plaisir qu'elle manifeste, gémissant quand le sexe touche le fond de sa gorge, le fixant de ses yeux clairs pour guetter ses réactions, redoublant de virtuosité alors que l'éjaculation se fait sentir. Elle sort la queue de sa bouche pour recevoir sur son visage le sperme étranger, léchant cependant la dernière goutte avec délectation, appréciant l'amertume de cette semence nouvelle.

Elle se replace sur le siège, rajuste sa robe, s'essuie le visage avec un mouchoir en papier.

Ils arrivent devant une petite maison, le porche en est éclairé.

L'homme vient lui ouvrir la portière, et lui prend la main avec galanterie. Il la guide jusqu'à la porte d'entrée. Ils entrent dans le hall, il est là, il a tout préparé.

 

07.05.2007

emprise surprise

 

Il l'appelle.

Elle s'habille, grimpe dans sa voiture pour le rejoindre, où il l'a décidé.

Elle porte une robe boutonnée sur le devant, pas de sous vêtements.

Assise dans sa caisse, elle pense à lui, et lui seul. Que va-t-il inventer pour elle?

Elle arrive dans un coin de campagne assez isolé. Sa voiture est garée sur le bas côté. Les phares s'allument puis s'éteignent.

Elle se gare puis le rejoint. Il a fermé les portes. Elle attend un geste, un signe.

Il ouvre la fenêtre, et lui intime l'ordre de se dévêtir, malgré le froid de cette nuit de mars.

Il referme la vitre et allume une clope, en la regardant. Il attend.

Elle commence à se déhancher, dans une danse lascive et enjôleuse, elle grelotte déjà, mais elle veut qu'il la désire. Prête à tout pour cet homme, au pire, pour le meilleur.

Elle défait un à un les boutons de sa robe, puis elle la laisse tomber sur le sol. Seuls les phares de sa caisse et le bout incandescent de la cigarette qu'il porte à ses lèvres réchauffent la nuit silencieuse et glauque.

Elle se caresse, parcoure de ses doigts gelés sa peau nue, offerte. Elle pose un pied sur le capot, dans une posture indécente, et introduit dans son vagin le majeur de sa main droite. Elle entreprend un va et vient, se pinçant de temps à autre le clitoris, faisant le tour de la paroi en voie d'humidification. Elle ferme les yeux, se laissant aller à doubler le taux de pénétration.

Des images défilent dans son esprit. Leur dernière rencontre, dans un hôtel, attachée au radiateur, livrée à ses désirs les plus fous, les plus sordides. Le souvenir d'un gode de belle taille, de ces coups de baguettes qui ont rougi sa peau.medium_david_fowlkes_photography.2.jpg

photographie de David Fowlkes

Il l'a possédée comme jamais, laissant libre cours à ses fantasmes, elle soumise à sa queue, lui conscient de son emprise.

Elle se tortille, se cambre, sa chatte coule le long de ses cuisses. Elle gémit de plaisir, attendant qu'il veuille bien la prendre et disposer de ses charmes.

Elle entend le moteur se mettre en marche, elle se recule et regarde la voiture quitter son stationnement.

Il la laisse ici, seule dans la campagne brumeuse.                                                          

Elle lui en veut. Elle le désire.

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photographie