20.11.2009
brève de cours n°3
Scritch, scratch,
Watch the delirious thoughts into your...,
Scritch, scratch,
Watch the delirious thoughts into your mind.
Tout s'enchaîne, s'emballe vitesse grand V
V, W, X on s'en bat les...
Vertigo, ti amo, perdido
Watch, Watch,
X files, dossiers compromettants.
Déchaîne les passions
Change la chaîne de télévision
Vise l'horreur, la débacle
En boucle scrute les erreurs et renacle
Ôte tes binocles c'est l'entracte
Watch, Watch
Fais une pause dans ce monde d'ultra brite
Ose montrer tes crocs de brute immonde pour la cause
Fais la paix et parcoure la mappemonde
Celle qui tient sur ton chevet
Où s'enchevêtre le bordel ambiant
Au bord du gouffre attirant
Tu t'engouffres
Et tu repousses les limites du "fais semblant"
Et tu limes les barreaux arrogants cerbères sans queue ni tête du néant.
10:46 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
14.09.2009
Brève de cours n°2
Costard, cravate
Cravache et savate
S'avachit la muse attachée,
De sang tâché le tapis s'étiole,
Goutte à goutte amorcé,
La raison noyée, chahutée,
Les yeux clos cachent la douleur,
A présent apaisée, de force envolée.
Costard, cravate,
Décroche et se fâche,
Sa poupée démantelée,
Plus un son ne décoche,
Pauvre cloche chignolée,
L'affaire se corse,
Le Charognard est fâché,
Crache sa hargne acharnée.
Costard, cravate,
Rechigne à la tâche,
Le tapis sali jonché d'une hache,
A l'arrache il essuie,
Fallait pas qu'elle s'attache.
15:40 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
13.02.2009
Brève de cours n°1
Un pavé dans la mare
Un navet dans la poire
Navrée de cette amarre
Vannée je me barre
Bardée comme un lard
Vidée par les déboires
Bridée, besoin d'un dévidoir?
Vade retro La Callas
Cale toi les joues, la gueule dans le sac
Lasse, je lui jette ma grole gauche dans la face
Amochée la garce en jets de sang s'affole
Et dans un dernier coup de grâce
A coup de pied au cul elle décolle
10:30 Publié dans sourire de souris | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
07.02.2009
érotomatraque
Corps lancinants, pas lassée pour autant,
Nonchalante, peau caressée, délassée,
Elle s'évade, pas bavarde, sur ses gardes.
Elle se sent aimée, s'en régale, la morfale.
Enfin apaisée, la fringale l'a quittée, envolée,
Elle a trouvé la paix, le repos du guerrier.
La quiétude s'en est emparée, surprenante réalité.
La quête rude sans parure, troublante errance erronée,
Lui a mis le nez dans le mur: commence par t'aimer.
Et elle s'en tape de ces regards amusés, elle se retape et attrape la vie au vol à pleines bouchées, à peine bouche bée, beuglant son plaisir à la criée, morue naviguant au gré des embruns salés, elle le lèche et se pourlèche les babines sans babillage ni billevesée.
Branle-bas de combat, le con s'ébranle, le tambour bat la breloque et c'est en loque qu'elle se disloque au fond du lit,
Lui clapote dans une mare de désir assouvi, soupirant dans son cou, le coup tiré elle s'est assoupie.
16:06 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
06.05.2008
je web bien, ne t'en fesse pas!
Honte et confusion de n'avoir pas donné de news...
Mais l'ordi n'a fait que me lâcher ces derniers mois, et pas de pépétes pour compenser ces trépas...
Le con toujours en fusion cependant, même si ma quête de formation a pris le pas...
Je louche à force de powerpoint, de cours divers et variés, de connaissances nouvelles,
Je touche des corps dans des décors loin des alcôves et du confort,
Je bouche des trous dans des services où mes vices s'enterrent face aux viscères,
Pas très glamour quoi qu'on en pense, la blouse se fait uniforme et se fond dans la masse,
Et ce foutu pantalon me colle au cul faute d'un étalon au foutre éperdu.
Qu'il est bon de retrouver la vie réelle, celle qui nous en fait baver, qui nous surprend, nous réjouit et qu'on ne demande qu'à envoyer chier,
Qu'il est bon de se sentir vivre et souffrir, de se lever tôt (vive la France!) pour suer sang et eau, de se mettre en danger et d'échanger,
Qu'il est bon de revenir à la source, de s'abreuver de savoirs et de rencontres, d'appartenir à un monde en mouvement,
Qu'il est con de devoir choisir entre ici et là bas, entre vie rêvée des anges et virée vide étrange,
Comme si remplir ne suffisait pas, comme si écrire manquait à mon éclat, comme si je n'appartenais à aucun de ces 2 mondes là,
Et que jamais je ne serais complète, démembrée deci, delà,
Un peu gauche, mais dans mon bon droit...
La souris se trouva fort dépourvue lorsque l'abysse fut venue...
Mais si tu es venu sourire au détour de ma retenue, la bise et encore plus...
20:29 Publié dans sourire de souris | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
18.01.2008
fini le blues, j'ai la blouse...
Hello tout le monde, et merci de votre fidélité, à l'épreuve du temps, du froid, de la grippe, de la baisse du pouvoir d'achat, de l'abus de foie gras au chutney sur pain d'épices toasté (quel sens de l'enchaînement)...je suis reviendue!
Je vais la faire court: 20/20 aux tests psychotechniques, 16.5/20 en culture générale et 18/20 à l'oral...
Je démarre ma formation en école de soins infirmiers le 25 février, pour 3 ans de pus, pardon, 100% pur jus!
Je suis soulagée...vous pouvez imaginer à quel point...ou pas.
Alors à très vite pour un nouveau blabla de souris, j'ai encore des trucs à dire...et pour les plus assidus, peut être des secrets de sous ma blouse...
La bise, et comme il n'est pas trop tard:
je vous la souhaite vigoureuse et pleine de verve...
19:17 Publié dans sourire de souris | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
12.11.2007
la plume en poids, sonnée
Se mettre à poil, dénuder les fils éclectiques,
Puis couper le son et lumière, faire le vide cybernétique.
Une pause dans l'ombre, une prose immonde,
Un goût d'inachevé, un bout du monde à trouver.
L'impression de se répéter, la pression sans répit, dépitée,
Patte de velours posée sur un coeur d'acier, pitoyable apatride débridée.
Trouver un nouveau souffle, poussée par le vent sifflant à mes oreilles,
Que la vie nous rend fou, que le flou de nos vies prend le pas sur l'envie.
J'ai remisé pour un temps les mots au vestiaire, et c'est dans le bestiaire de mon petit monde que mes maux se terrent,
Nourrie de bonheurs simples, de malheurs assassins, la plume assignée à résidence pour une renaissance sur le terrain.
Jalonnée de peurs et de doutes, la route me semble interminable, pourtant je puise mes forces dans les échecs à la tour infernale,
Son ascension ne s'arrête jamais, chaque pas se faisant plus lourd, et sourde au tonnerre qui gronde, j'accède à la lumière.
Pauvre cloche, pour qui n'a pas sonné le glas, le lève mon verre à l'espoir, au "croire en soi",
Cet espace me manque, j'y touche du doigt les étoiles, osant jongler avec délectation sur d'improbables éclats de voix.
15:28 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
08.10.2007
le vice est lave, et tue!
Silence prolongé, concours d'entrée à préparer, infirme hier, demain en école de soins infirmiers...peut être...à suivre des bises à tous...
Des clous, des vis, le marteau me somme de l'empoigner,
Frappe encore les murs de slam, en tas de débris de s'effondrer,
Tout détruire, se reconstruire, mutation sans autre ambition que se donner,
Slalommer entre les ruines et vers l'homme alité se tourner,
Humanité profonde pour se sentir exister, exit la peur de se briser,
Les viscères à l'air et l'âme à l'envers, mes mains plongent dans cet amas de chair,
Virtuose du scalpel, mes plaies béantes cicatrisent au gré des saintes touches,
Ni ange, ni des monts insurmontables, le démon de mes nuits s'arrange pour tourner la page,
Le feu intérieur continue de me dévorer, je brûle d'envie de me dépasser,
Contre le blues créneau salutaire que celui d'endosser la blouse,
Sous les coulées de sueur sentir le corps palpiter,
Sur les poussées de stress frémir d'un esprit enfin éveillé,
Suis-je en train de me retrouver?
Je dévore et j'avale, j'ingurgite et j'entasse, le vide peu à peu laisse place aux pleins "pouvoir", "vouloir", "savoir",
Toujours ardente dans la lutte des glaces, mon reflet dénudé électrise celui qui a su briser le miroir,
Vivifiante liberté, croire en soi et se donner des ailes,
From hell, je m'enflamme sous la chaleur de ton désir,
Le volcan en moi se réveille et déverse ses jets à flan de colline,
Pose tes doigts, je palpite et tu vibres,
Faute de vertu je m'abandonne et le vice se fait lave,
La peur s'est tu.
10:07 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
20.08.2007
le petit cirque des odeurs
Je suis un nez, pas très joli, un peu trop gros, souvent humide et parfois dur d'oreille...
Au gré de mes sorties dans les sous bois ou sur la digue, je recueille les mille et une petites fragrances qui émerveillent le promeneur solitaire.
La fougère et l'iode, la mousse et l'écume, l'humus du matin et le vent du large, la noisette et la moules/frites, autant de petits bonheurs simples à portée de mon odorat curieux.
Je suis retournée quelques jours dans la maison de mon enfance à la campagne, ce hâvre de tranquilité, de simplicité et ce bouillon de souvenirs étriqués en odorama...
Pour moi, pas de madeleine, mais les brioches qui gonflent dans le vieux four, les tartes, les râgouts, le beurre d'escargots, le poulet fraîchement déplumé, le lapin dépecé, la galantine de volailles, les carottes du jardin, les conserves de cornichons, et l'humidité de toute vieille maison qui se respecte...
Je suis constituée de tout cela, et plus encore.
Si j'ai parfois la sensation du néant, du vide, de l'absence, un instant pour clore les paupières et la paupiette me revient.
J'ai souvent cherché à m'échapper de ce passé envahissant et frustrant. De l'odeur nauséabonde qui se dégageait de mon paternel entre whisky, rouge à lèvres, parfum de femmes et fureur.
Pourtant, chaque parcelle de peau vibre, chaque poil de mon appendice se sustente à la seule évocation de ces petits riens du quotidien.
Et si dans l'instant c'est le tabac froid et mon haleine de rhum ambré et d'écorce de citron vert qui prennent le dessus, mon nez vadrouille à la recherche d'une trace de toi, d'un abri où se nicher, d'un tissu à humer, de ta sueur mêlée d'après rasage.
Finalement, toute indépendante et libre que je veux être, j'ai besoin de ces repères olfactifs pour me sentir exister un peu. Une façon de s'ouvrir aux autres, à toi, de tomber le masque du clown triste, de mettre un pied sur la piste aux étoiles et d'être en apesanteur, fière équilibriste sous ton projecteur.
Je n'ai jamais réussi à trouver ma fragrance. Je ne supporte pas le parfum. Encore un moyen de disparaître dans la foule, passante incolore, inodore, silencieuse et futile...
21:26 Publié dans sourire de souris | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
16.08.2007
morceau de joie
Tu en reprendras bien un morceau?
Une bouche pulpeuse qui s'ouvre à tes désirs d'explorateur envahissant.
Un ventre rebondi qui palpite sous tes doigts caressants.
Une cuisse éloquente qui se soulève au gré de tes effleurements.
Des seins frémissants qui se dressent sous tes baisers brûlants.
Des bras alanguis qui t'entourent et te retiennent passionément.
Des reins frissonants qui se cambrent au rythme de tes ardeurs d'amant.
Des lèvres humides qui se gonflent à mesure que tu parcoures leur jardin délicieusement.
Un mont de Vénus fourni que ton nez abreuve de son souffle chaud et arrogant.
Un flot.
Un cri.
L'abandon suivi d'un éclat de rire.
Je peux jouir encore?
Après suspension des ébats, sustentons-nous sans débat.
J'émoustille le duo, tu défies mes bas.
Sous mes mots crus tu actives l'ébullition.
J'amorce de mes vers ton esprit pervers.
Viens taquiner le goujon.
Trempe le biscuit.
Affamés que nous sommes, remettons le couvert avant que tu ne retombes à plat.
Tu en reprendras bien un morceau? J'ai du fil dentaire dans la salle de bain juste au cas...
12:35 Publié dans sourire de souris | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
viscères au poing
J'ai creusé la terre,
j'ai raclé le sol de mes ongles écorchés,
j'ai gratté pierres et racines sous les perles de rosée.
Le vertige de ce sentiment d'enfermement m'a laissée sans souffle ni rage, juste affaissée dans la boue, le corps froid, les os tremblants, la vue basse et la langue pendante.
A trop vouloir comprendre, déterrer les cadavres exquis, revenir sur les ombres et leurs chinoiseries, j'ai égaré mon âme, d'amertume en tumulte aigri.
Il est temps de regarder devant.
Il est temps de laisser au bestiaire le poil soyeux et la queue frétillante.
Il est temps de retrousser ses jupes et d'esquiver les méandres et les souillures.
Sortir la tête de l'os.
12:04 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.07.2007
fausse pudeur
Attentat à la prude heure où les dentelles se font douceurs
Lascive attitude sous tes yeux connaisseurs, vieille habitude
Avec grâce et volupté j'ondule histoire de t'affuter
Un grain de peau affriolant et chaste qui s'enhardit quand le désir devient si vaste
Plus proche chaque instant mon corps écorche le vide qui te rend distant
Tu dessines les courbes de tes doigts parfois fourbes
Tu soulèves et tu te glisses sur mes lèvres, entre mes cuisses
L'étoffe se défait, Eros lui fait de l'effet
D'un palper je m'enroule et ton palmier provoque une brutale houle
Nudité enveloppée sous de torrides assauts syncopés
Mise en pièce taillée dans le vif du surjet de mes dessous en liesse
Jonchant dans la plus totale indécence le sol de nos ébats, superficiels atouts des sens
Au final encore une fois, les préliminaires ont du bon
Mauvais genre et mauvaise foi, j'élimine les traces de nos émois
L'avachi salive et la machine à laver s'ébranle
"Pose ton cul sur le froid métal qu'on en finisse", dit-il, sa douce hissant...
20:07 Publié dans "le coin des pouètes..." | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
03.07.2007
Trompe l'oeil
2 textes le même jour, je vous gâte, ou pas!
Je délaisse cet univers parallèle, en raison d'incidents techniques indépendants de ma volonté...J'ignore à quel moment se produira la coupure, plus de mails, de msn ou de blogs avant quelques jours...Je vais encore avoir de la lecture en retard, bises à tous et à très vite j'espère...
Cherche, cherche...
Cher et tendre attendu dûment tenu à l'écart de la tente
Retenu de son plein gré dans des chairs écarlates troublantes
Charabia déblatéré dans un charme flagrant jeté
De la poudre aux yeux chevauche les fragrances parsemées
Cherche, cherche...
Cécité provoquée mène à terme la nonchalance de l'élu
Illusion barbare d'une noce sans vertu
Dans la chaleur de l'entrave sème ses doutes et arraisonne
Une escale nichée dans le creux dessein de chahuter
Cherche, cherche...
De frêles jupons retroussés touchent à tout de l'as assommé
Il s'enivre de l'extase fascinante de cette étoile fils hanté d'images impudiques
Les déboires l'asticotent mais dans la fosse il louvoie sans filet
Il enfile le costume étriqué du marié couche-toi las de sa dulcinée
Cherche, cherche...
D'un tiroir la pouliche le sort
Pas commode de colifichets il l'abreuve
Elle chine en astiquant le chiffonier bancal
Triste cire que voilà désormais dans le placard abat les cartes
Cherche, cherche...
Il fait tapis le profil bas dans les ballotins de chocolat
En quête d'une mignardise à crocher à son bras
La gourmandise est un vilain des faux semblants se grise
La queue dans une main, langue pendante à la dérive
Qui cherche trouve?
10:25 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
rat's trap
Nous avons fait l'amour.
J'étais allongée sur toi, la tête posée contre ta poitrine, ton sexe encore en moi, nos jambes emmêlées.
Les yeux clos, je saisissais cet instant fugace où la plénitude envahit nos corps trempés de sueur, où le vide se fait autour de nous, où l'on ne fait plus qu'un.
Je prenais le temps d'humer tes parfums, l'odeur de ta peau embrassant la mienne, la baise transpirant jusqu'à mes narines troublées, les effluves animales de l'homme soupiré.
Nous étions collés l'un à l'autre, incapables de bouger, étourdis par cette ronde infernale que nos jouissances couplées avaient engendrée.
C'est dans ces moments que mon esprit est enfin au repos, qu'il goûte enfin les saveurs sans plus de maux, quand les mots sont inutiles, tristes fards dégoûlinant sur mes joues fades.
Je me sens vivante et je défaille à la fois.
Nous avons fait l'amour.
Nous sommes faits comme des rats.
09:53 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
22.06.2007
un tien vaut que deux tuent l'aura...
D'une cervelle de moineau
naît parfois le chaos
mais sans relâche je trime
pour voler de mes propres elles
jamais sûre, toujours en dessous d'un moi
quête perpétuelle d'émois
et c'est dans mon lit que j'aspire
un tuyau: le fleuve qui coule en moi s'assèche plus qu'il ne respire
tiraillée, adossée au mur, acculée, aux cent coups je murmure
une plainte, un espoir, une volonté, une chanson de rôle encore
j'ai brisé, cassé, détruit, puni
le chemin est long jusqu'à la paix et l'oubli
mais tous ces feux qui brûlent en moi
s'allument au gré de ces petits sourires que tu m'envoies
j'ignore où je t'emmène
je sème des cailloux de fortune
mais je sais que ça en vaut la peine
si je ne peux croire en moi, c'est le nous qui me pousse
la peste soit l'incertitude
si je n'ai pas la foi, toi tu vois clair
obscure abjecte absurde solitude
mes deux ombres se côtoient et se fuient
celle qui peut tout, et l'autre qui m'enlise
de tous ces fils qui me retiennent
je rafistole l'usure plutôt que de faire peau neuve
la chenille engoncée dans son cocon
que n'a-t-elle déloyé ses ailes pour faire face au dragon?

10:42 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
21.06.2007
un père et passe...
survis-moi
ne tremble pas
prends la porte et puis s'en va
pas de retour possible
ma peau sensible ne sera plus ta cible
par tous les pores je te liquide
dans le petit cochon j'économise ma salive
mine défaite terminus de défi j'engage la lutte
je me livre sans effet de style
la chute au goût amer
la goutte d'eau dans la mer
une brassée de fleurs qui virevolte dans les airs
je lézarde sous le feu de ta mitraille
trahison d'un père absent
sentiment d'impossible et absolution timide
l'écume aux flans, c'est pas de la tarte
tu as serré la bride de ma course folle
l'infini me tendait les bras
la tendinite a mis fin à cet espoir sans fin
l'huile de coudes à couteaux tirés
coûte que coûte j'ai résisté
je me retrouve seule face au vide
vaste cendrier qui t'a accueilli les yeux fermés
la fumée me pique affublée de tiques
je ne peux croire en moi par delà l'opacité
au pas de la porte je t'ai contemplé
si t'es mort, c'est pas drôle, où je mets mon tablier?
la tambouille sur le feu, les embrouilles sur le billot
ma tête à couper:
je pardonne tes offenses, sans défense face à mes pensées, je me suis défoncée, semant mes offrandes, au gré de tes simagrées, mais de l'amour tu n'étais pas né, comment pouvais-tu le donner?
13:25 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
18.06.2007
des hauts et débats
La lingerie se définit comme « l’ensemble des sous-vêtements et des vêtements de nuit ». Petite précision, toutefois : des siècles durant, les dessous n’endossaient qu’un rôle très en dessous de leur fascinant pouvoir de séduction. 1910 signe la première métamorphose de la lingerie… au grand bonheur des coquettes mais aux dépens de la baleine ! L’élasticité et la solidité des fanons de cette dernière faisaient, en effet, le délice des armatures!
J'ai flâné ce matin sur les différents sites de lingerie féminine, et j'ai récolté, pour toi lecteur, un ravissant échantillon de ce qui se fait, ou pas, dans cet univers de stupre et de luxure...
des corsets aux guêpières, des strings aux shortys
couleur pourpre ou rouge divin
les basiques noirs ou les motifs variés
transparence ou volupté
fashion, décalée, coquine, pin up, vintage, sexy , sauvage, provocante...
Les sens dessus dessous,
sans interdit, ton sang ne fait qu'un tour,
tour à tour elle se dévoile ou se cache,
pour une mise en bouche sans cravache,
l'insoumise aux multiples facettes,
mise à nu ou mise au point,
quand l'objectif en perd la tête,
de haut en bas divine promise,
ôte ses atours et dévoile ses atouts,
asticote le mâle de ses tours de déesse,
sublimée sous des tissus frivoles,
souffle le chaud et d'un geste grâcieux,
disparaît dans une nuée de luccioles...
"Il vaut mieux la folie de la passion à la sagesse de l'indifférence..." A. France
J'aimerai connaître votre position, pas la préférée hein, on sait tous que c'est la levrette, non sur les modèles présentés, sur la lingerie en général, ce que vous aimez, matières, couleurs, formes...
Faites un tour sur:
un enchantement, un écrin de beauté, une image de la femme à la fois libre et offerte, si toutefois tu parviens à lui dérober la clé...
Une prochaine les filles, un article pour nous, avec l'équivalent masculin!
10:30 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
13.06.2007
quelques bulles dans le cou...
Je bascule avec toi
Ton bidule me foudroie
Les clochettes tintinabulent dans le jardin d'Eden
Quand tu m'accules dans le vestibule encombré de libellules
A nul air du temps, ceux que l'on passe ensemble ne prétendent
Annule ton vol de retour, la bague au doigt dans l'aire de je
Le dard se pointe et postule à l'entrée, porte de sévices livraison terre minée
Emue je fais fi de mes scrupules et ton empressement engendre des émules
Les ovules en vadrouille, à l'assaut de ta péninsule, m'embrouillent
Mais je m'débrouille, armée d'une spatule je m'attaque aux pustules qui grouillent
Le torchon brûle, la succube frivole s'envole
Elle enfourche sa pendule à vive allure
Et hulule une chouette diatribe, virulente amertume
Verte de rage, elle change les règles du jeu
She works to rule et ses ailes déploie pour ne plus plier sous le poids
La vérole en gage de son infection affecte son jugement dernier
Elle l'a eu dans le cul, elle renonce, renoncule défleurée
Elle a les boules, ce fut un bide, un bidibule dans la machine enlevé
14:12 Publié dans "le coin des pouètes..." | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
07.06.2007
s'la faire est dans le sac!
Si l'on plonge un instant dans cette universelle communauté, impie et pitoyable, ce qui est commun à toutes les femmes, c'est d'avoir un sac de noeuds entre les mains!
sac...à maintes reprises il l'a croisée au coin de la rue
sac...à plus savoir où il en est
sac...adossé au mur, il la déshabille du regard
sac...cadeau des cieux
sac...crève-coeur de ne pas la toucher, la sentir, la prendre en traître et en son mont de vénus se recueillir
sac...cage dorée dont elle cherche à s'échapper
sac...commence par des mains fouineuses sur un corps fébrile et curieux
sac...arrose la fille tout de miel de ses effluves insipides
sac...croustille sous la dent du requin
sac...a mal, hystérique elle se cabre
sac...coche, salope, quelle mouche la pique?
sac...riz, lait, je déverse ma crème en son sein blanchi de peur
sac...rhum à la sauvette, avant de rentrer, sa queue souillée en bandoulière
sac...ris, fils indigne, tu ne laisses que des larmes à une mère meurtrie
sac...cordes nouées autour des pieds, poids mort du pont est jeté
sac...Eaux et vents étirent son corps en lambeaux futiles
sac...ripant au gré des courants, cargaison à la dérive rejeté par les flots
sac...sert d'os aux clébards du quartier des docks avides
sac...sceptre en main la déesse mère ôte son voile
sac...craint la fureur de la louve, la vengeance de la sacrifiée
sac...qu'est-ce que ce mec émasculé, imbibé, attaché, qui finit dans un sac à la morgue, affaire classée?
09:20 Publié dans sl'âme écorchée | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
01.06.2007
corps né de glace
Sensible aux parfums, aux couleurs, délicieux caprices d'une Vanille Bourbon boulottée ou d'une Cerise Griotte grignottée.
Sous le charme des saveurs, avide de laisser aller sa langue au gré des effluves et les papilles en apesanteur.
Elle goûte, effleure, lèche et engloutit de bonne grâce les glaces, boules de fraîcheur fondantes et envoûtantes.
Elle les laisse imprégner son palais, ses gencives, sa langue et sa gorge, profitant doucement, avec délectation, du sucre délicat qui glisse le long de ses parois.
Elle avale enfin satisfaite ce qui reste de ce subtil étalage de promesses gourmandes.
Oui, oui...ceci est une image...
N'en déplaise aux saisons qui se perdent, ma favorite reste l'été, et son cortège de glaciers qui s'installent en bordure de mer...
Comme les hommes attendent avec impatience que les jupes raccourcissent et que les peaux se fassent dorées, moi je guette la mise à nue de ses cornets croustillants déballés de leur enveloppe plastifiée, l'apparition de ces douceurs exquises qui me mettent l'eau à la bouche, défiant ma ligne de conduite irréprochable (ou pas), succulentes envies pour une fois non réfrénées.
Qu'existe-t-il de plus sensuel qu'une langue collée sur une glace?
Que des lèvres sucrées et humides?
Qu'un doigt qui se pose au coin d'une bouche pour essuyer une goutte échappée?
Que ce regard gourmand et timide, qui n'ose s'éveiller aux yeux des promeneurs?
Quand je vous le dis que le sexe et le plaisir de manger sont indisociables!
Chaque bouchée provoque un état de grâce (parfois de graisse). Tous les sens en éveil, aux aguets, stimulés.
Les particules alimentaires révélatrices de parties de cul élémentaires!
Mon cher, What's on?
"J'ai fait le plein de bouffe chérie, je sens qu'on va se régaler...".
(je vous épargne les rimes en "ouffe" pour cette fois?)
Station-V le site du graphiste et illustrateur Fabien Veançon (affiche du festival "le brise glace")12:55 Publié dans vicinity of obscenity | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : les boules de glace, gourmandises, langue, goûter


