03.07.2007
rat's trap
Nous avons fait l'amour.
J'étais allongée sur toi, la tête posée contre ta poitrine, ton sexe encore en moi, nos jambes emmêlées.
Les yeux clos, je saisissais cet instant fugace où la plénitude envahit nos corps trempés de sueur, où le vide se fait autour de nous, où l'on ne fait plus qu'un.
Je prenais le temps d'humer tes parfums, l'odeur de ta peau embrassant la mienne, la baise transpirant jusqu'à mes narines troublées, les effluves animales de l'homme soupiré.
Nous étions collés l'un à l'autre, incapables de bouger, étourdis par cette ronde infernale que nos jouissances couplées avaient engendrée.
C'est dans ces moments que mon esprit est enfin au repos, qu'il goûte enfin les saveurs sans plus de maux, quand les mots sont inutiles, tristes fards dégoûlinant sur mes joues fades.
Je me sens vivante et je défaille à la fois.
Nous avons fait l'amour.
Nous sommes faits comme des rats.
09:53 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
18.06.2007
des hauts et débats
La lingerie se définit comme « l’ensemble des sous-vêtements et des vêtements de nuit ». Petite précision, toutefois : des siècles durant, les dessous n’endossaient qu’un rôle très en dessous de leur fascinant pouvoir de séduction. 1910 signe la première métamorphose de la lingerie… au grand bonheur des coquettes mais aux dépens de la baleine ! L’élasticité et la solidité des fanons de cette dernière faisaient, en effet, le délice des armatures!
J'ai flâné ce matin sur les différents sites de lingerie féminine, et j'ai récolté, pour toi lecteur, un ravissant échantillon de ce qui se fait, ou pas, dans cet univers de stupre et de luxure...
des corsets aux guêpières, des strings aux shortys
couleur pourpre ou rouge divin
les basiques noirs ou les motifs variés
transparence ou volupté
fashion, décalée, coquine, pin up, vintage, sexy , sauvage, provocante...
Les sens dessus dessous,
sans interdit, ton sang ne fait qu'un tour,
tour à tour elle se dévoile ou se cache,
pour une mise en bouche sans cravache,
l'insoumise aux multiples facettes,
mise à nu ou mise au point,
quand l'objectif en perd la tête,
de haut en bas divine promise,
ôte ses atours et dévoile ses atouts,
asticote le mâle de ses tours de déesse,
sublimée sous des tissus frivoles,
souffle le chaud et d'un geste grâcieux,
disparaît dans une nuée de luccioles...
"Il vaut mieux la folie de la passion à la sagesse de l'indifférence..." A. France
J'aimerai connaître votre position, pas la préférée hein, on sait tous que c'est la levrette, non sur les modèles présentés, sur la lingerie en général, ce que vous aimez, matières, couleurs, formes...
Faites un tour sur:
un enchantement, un écrin de beauté, une image de la femme à la fois libre et offerte, si toutefois tu parviens à lui dérober la clé...
Une prochaine les filles, un article pour nous, avec l'équivalent masculin!
10:30 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
28.04.2007
après l'embauche, la débauche?
Eric vivait dans un appart pas très loin de là, c'est tout naturellement qu'il a proposé à Gabrielle de prolonger cette rencontre chez lui. Ils avaient l'impression de se connaître depuis longtemps, nullement embarrassés par ce qui venait de se passer entre eux. Une sorte de légèreté les avait envahis. Ils riaient comme des enfants, se dévorant des yeux, se frôlant puis s'écartant l'un de l'autre.
Arrivés dans l'appart, Eric fait le tour de son frigo: vide, ou presque, comme tout bon célibataire surchargé de boulot. Quelques légumes et fruits achetés par sa mère, du jambon, un pot de moutarde et un litre de lait.
Il sort une bouteille de vin, 2 verres ballon, et rejoint Gabrielle dans le canapé. Ils commencent à parler, à se raconter leur vie, leurs amours, leurs envies, leurs goûts. Ils se cherchent, se trouvent souvent entre 2 gorgées, leurs mains se frayent un chemin sur l'épaule, dans les cheveux, sur la cuisse. sur la joue.
La jeune femme commençe à avoir faim, et Eric, confus, lui soumet la carte d'une pizzeria qui livre à domicile. Mais Gabrielle s'est levée et s'est approchée d'une corbeille de fruits. Ses yeux luisent, laissant germer une idée un peu canaille.
"Tu aimes les salades de fruits frais?"
Et sans attendre la réponse d'Eric, elle prend quelques fruits, se rend dans la cuisine et demande à son compagnon de mettre un peu de musique.
Ravi d'être débarrassé de cette corvée, et charmé par l'initiative de la demoiselle, il sélectionne un album d'Otis Redding. Confortablement installé dans le salon, il attend quelques minutes, surpris malgré tout de la tournure du repas. Une salade de fruits, ouais, un truc de nana ça. Une sorte de régime pré-estival peut être?
Il se retourne en entendant les pas de Gabrielle sur le sol. Elle est nue. Elle porte un plat, recouvert de morceaux de fruits: bananes, pommes, abricots, fraises et kiwi. Elle se déhanche nonchalamment en chantonnant, sensuelle et sexy en diable, elle s'approche de lui et ouvre la bouche, lui présentant une fraise à partager dans un bouche à bouche prometteur. Celle fille est vraiment gonflée.
"Allonge-toi par terre, je crois qu'on va se régaler de ce festin".
Eric comprend vite à quel jeu la jeune femme a décidé de se livrer. Elle le couvre de morceaux de fruits, et s'amuse à le lécher, le caresser, avec sa langue, aves ses doigts, avec ses seins. Sa peau devient la proie de la gourmandise de Gabrielle, et pour chaque bouchée, un frisson de plaisir et de frustration le parcourt. Elle le nourrit à la becquée, faisant le tour de sa bouche avant d'y déposer le morceau de fraise ou de kiwi dégoûlinant, de jus et de salive.
Elle prend son temps, savourant l'agacement croissant de son partenaire, lui intimant l'ordre de ne pas bouger, l'excitant chaque instant davantage.
Puis enfin elle se livre, leur désir est à son apogée, elle se couche sur lui, ils s'enlacent et font l'amour doucement, tendrement, voulant figer ces instants à jamais, soucieux que tout s'arrête, conscients que la nuit passée, la vie reprendra ses droits.
Elle s'accroche, plante ses ongles dans son dos, entoure sa taille de ses jambes, l'écrase contre sa poitrine, bascule son bassin pour mieux le sentir la pénétrer.
Il lui souffle dans le cou, frotte son nez sur ses cheveux défaits, passe ses mains sur son cul de reine, caresse son ventre qui se soulève.
Ils jouissent de concert, les yeux dans les yeux, leurs peaux sucrées-salées collées l'une à l'autre.
Eric s'est levé sans un mot et est allé prendre une douche. Gabrielle remet un peu d'ordre dans le salon. Elle se demande si elle doit rester ou s'éclipser. Soudain, l'absurdité de la situation la rattrappe. Il a dû la considérer comme une fille facile. Et profiter d'elle. Elle a totalement perdu le contrôle. Pourtant il semblait sincèrement troublé. Il n'est bien sûr plus question de candidature. Elle est grillée. Mais quelle conne. La magie, la spontanéité, l'abandon...de la poudre aux yeux oui. Mais qu'est-ce qui lui a pris de craquer ainsi? Quelle sorte de sortilège s'est emparée d'elle?
Elle se rhabille finalement, pressée de quitter les lieux de ses égarements, anéantie et désarmée.
Eric sort alors de la salle de bain. Il a noué une serviette autour de sa taille. Il la regarde et perd le sourire qu'il arborait. Il lit dans son regard le doute et le dépit.
"Tu ne peux pas partir comme ça. Pas maintenant. Pas après ce qui vient de se passer entre nous. Si tu crois que j'ai profité de la situation...et bien tu as sans doute raison. Mais j'ai envie d'en profiter encore. Tiens, je t'avais ramené un peignoir pour que tu n'aies pas froid."
Ces paroles ont raisonnné en Gabrielle comme un coup de tonnerre...ou était-ce un coup de foudre?
"Au fait, pour le poste, je suis désolé mais ça ne va pas être possible...je n'y résisterais pas...mais je vais te donner quelques numéros de téléphone..."
00:45 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
18.04.2007
on s'entretient comme on peut
Cet entretien professionnel, elle ne l'avait pas vraiment préparé.
Elle était sûre d'elle, de ses compétences, elle affichait la sérénité, la conviction, dans un sourire enjoleur.
Elle attendait dans le hall. Les secrétaires étaient sur le départ. Le directeur était en retard, des rendez-vous urgents. Elle patientait calmement, en lisant quelques magazines. On lui a proposé un autre jour, une autre heure, afin d'éviter cette attente stressante: mais non, je vous remercie, tout va bien. Je préfère en finir dès aujourd'hui, être fixée sur ma candidature.
La journée avait été longue. Et ce n'était pas fini. Une candidate s'était présentée il y a une semaine, bon CV, lettre de motivation intéressante. Elle attendait dans l'entrée depuis plus de 2 heures. Il aurait préféré qu'elle abandonne et reprenne rendez-vous, mais non, elle avait pris racine. Il sentait la fatigue, la lassitude et avait du mal à conserver l'attention nécessaire pour cet entretien de fin de journée. Allez, il faut y aller.
Elle s'est installée sur le fauteuil face à lui. Il lui a proposé un café. Elle a accepté. Il était séduisant dans sa chemise verte déboutonné dans le haut. Assortie à ses yeux. Décontracté dans son jean. Un jeune patron dynamique et chaleureux. Elle ne le quittait pas du regard, toujours souriante, et pétillante. Lui, il a vite porté son regard vers son décolleté fort avenant. la sillure de sa poitrine invitait au voyage, un petit grain de beauté aguichant s'invitait aux côtés de la dentelle noire. Troublé, il a renversé son café sur son pantalon. Elle a ri, puis a sorti des mouchoirs de son sac, découvrant plus encore le secret de ses dessous.
Elle s'est approché de lui, et a épongé doucement la tâche, ses doigts frôlant le tissu. Il commençait à transpirer, il sentait la fébrilité l'envahir, il ne pouvait réfréner le durcissement de son sexe ainsi caressé. Elle a levé ses yeux bleus vers lui, il l'a regardée à son tour. Il se passait quelque chose, c'était flou, c'était fou, c'était puissant et envoûtant.
Leurs lèvres se sont rapprochées. Leurs mains se sont touchées. Il a plaqué sa langue avec fougue dans sa bouche et ils ont aimé cette sensation électrisante. Plus rien n'existait. Ils étaient seuls dans ce bureau.
Elle a déboutonné son jean, lui a retiré. Elle a fait de même avec sa chemise. Il a ensuite retiré le bustier qui enserrait ses seins et a baisé sa peau blanche, offerte, avec gourmandise. Ils ont roulés sur le tapis, découvrant leurs corps avec passion, sans retenue, pressés de se connaître, dans l'urgence de satisfaire leurs désirs l'un pour l'autre. Ils se sont retrouvés nus, elle a pris en bouche son sexe déjà dressé, déroulant savamment un préservatif pour le recouvrir, l'a langoureusement sucé, du méat jusqu'aux bourses, puis a jugé qu'il était temps de se mettre sur lui, de se faire pénétrer, de prolonger le plaisir en se remplissant de sa force de vie.
Assise à califourchon, elle a ondulé au dessus de lui, se baissant de temps à autre pour lui permettre de dévorer ses seins, de titiller ses têtons érectiles, il s'agrippait à ses fesses rebondies, se soulevant pour appuyer les assauts. Elle s'appliquait à monter puis à descendre le long de l'engin luisant de ses fluides, calmant le jeu puis repartant de plus belle à fond de cale.
Il lui a demandé de changer de position. Elle s'est offerte à quatre pattes, voulant sentir au plus profond d'elle même le désir de cet homme, raffolant de sa queue puissante et large. Il s'est aggrippé à son cul, à ses hanches, et a pénétré sa chatte dégoulinante. Sentant le vagin de la belle se refermer sur lui, l'emprisonner, il a user de toute son énergie pour la faire jouir, regrettant pourtant de ne plus voir son visage de possédée. C'est dans un râle commun que la jouissance s'est diffusée en eux, se cambrant l'un sur l'autre, dans un dernier souffle, une dernière étreinte, laissant leur transpiration se diffuser d'un corps à l'autre.
Ils sont restés là, étendus l'un contre l'autre, épuisés et heureux.
"C'est un peu con de le dire maintenant, mais je m'appelle Eric."
Elle a plongé ses yeux brillants dans les siens et l'a embrassé. " On pourrait peut être manger un morceau avant de poursuivre les présentations d'usage?"
14:01 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
13.04.2007
morceaux choisis
Nous faisions l'amour.
Il était au dessus de moi. j'avais déjà joui et je me sentais bien. Je ne sentais plus mon corps, sous l'emprise du sien.
J'ai ouvert les yeux. Je l'ai regardé. Il ne me quittait pas, plongeant en moi comme dans la page centrale d'un bouquin de cul.
Avide, en sueur, gourmand, il a jeté sa bouche sur mes lèvres engourdies par l'intensité de mes émotions.
Je ne respirais plus.
Il était temps.
Je ne sais pas ce qu'il a vu.
Il a joui dans un râle, relevant sa tête et souriant aux étoiles qui dansaient autour de nous.
"Ce regard. Tes yeux disent tout. Ta bouche qui se dessine, croissant fertile. Rien que ce moment suffit à provoquer le plaisir. Il ya ce quelque chose d'impalpable, d'infini, de provoquant."
Ben j'aimerais bien savoir quoi?
Si ce ne sont ni mes seins, ni mon cul, ni ma chatte, alors quel est ce mystérieux morceau de moi qui envahit l'espace intime et intense de son explosion des sens?
Je vous jure, je ne lui ai pas fait de clin d'oeil...et en plus je me suis mordue les lèvres!
10:41 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.03.2007
L'écharpée belle
Le vent glacial trônait sur la ville endormie.
En dehors de miaulements de quelques chats, des cris des poubelles qui se renversaient sur les pavés et des assauts rageurs des gueules de soifards en goguette, rien ne bougeait, rien ne sonnait.
Les rues désertes renvoyaient à sa solitude du moment.
Ses talons claquaient sur le sol inégal. Ses cheveux emmêlés se réfugiaient à la commissure de ses lèvres blêmes. Ses doigts avaient trouvé la chaleur des poches arrières de son jean trop serré. Une écharpe à franges tentait de dissimuler un décolleté trop profond, mal assuré, si peu assumé.
Le regard vide et les joues ruisselantes, elle rentrait.
Une fois de plus elle l'avait attendu.
Une fois encore il était arrivé trop sûr de lui.
Une fois de trop il l'avait asservie.
A peine arrivée dans son studio, elle avait senti les effluves d'une autre.
Le penne de la porte se refermait déjà sur sa détresse de femme délaissée.
Tant de fois il avait promis et elle avait pardonné.
Mais la roue tourne et elle devait trouver la force de rompre avec les habitudes de consommation de celui qui plaisait aux femmes.
Envolées les prouesses, les tendres caresses, refermées les blessures d'orgueil, les jalousies assorties de doutes.
Elle ne lui suffisait pas, c'était un fait.
Les belles plantes sexys luisantes de strass et de paillettes avaient suffisament aigri ses nuits.
Longtemps elle avait espéré le conquérir par ses charmes bien à elle...mais le naturel se fuit parfois autant que la peste...
Il l'a attirée à lui, pressée sur sa poitrine, cajolée de ses lèvres fumantes, pétrie de ses mains habiles, elle s'est laissée faire, sans un soupir, sans une moue de dépit, sans tenter de le repousser.
Elle serait sienne pour une dernière fois, sans désir et sans vie, alanguie sur les draps souillés de l'autre, respirant son parfum de femme, scrutant sa présence sur l'oreiller parsemé de cheveux blonds, le devinant dans ses bras encore les épaules griffées de ses ongles peints.
Il n'a pas pris la peine de défaire son tee shirt, il a simplement retiré sa culotte fushia bordée de dentelle noire, il a placé en elle sa queue dressée pour soulager son désir de l'autre et sans même un regard a entamé une macabre danse de petit mort annoncée.
Elle ne sentait ni sa chaleur, ni son souffle coupé, elle attendait calmement qu'il ait terminé. Les va-et-vient en elle ne produisaient aucun effet. Il s'activait dans un temple souillé de haine, sombre et humide tombeau corporel.
Il l'a retournée avec brusquerie tout à son affaire d'homme, la prenant en levrette et lui serrant le cul. La tête enfouie dans l'oreiller elle se résigne, un mauvais moment à passer et tout sera fini.
Elle se souvient la sensation rassurante du métal froid dans sa poche. Ses doigts parcourant les lames aiguisées de ses larmes. Résignée, le choix de l'arme était tout désigné. Une paire de ciseaux de couturière qui ferait d'elle de fil en aiguille la folle meurtrie. Hier ce tissu de mensonges était encore si frais dans son esprit.
Il se tend, dans une ultime culbute il vide ses couilles en lui déchargeant sur les fesses. Il se retire très vite et sans même un baiser, un mot doux, un geste tendre, il part se laver.
Elle entend la douche, se rhabille rapidement après avoir essuyé la souillure écoeurante et honteuse.
Elle s'approche de la porte, pénètre doucement dans la pièce embuée de vapeur, passe le revers de la main sur la glace au-dessus du lavabo, sourit à son reflet pâle comme la mort, et sort l'arme de sa poche.
Des morceaux, ne restent que des morceaux.
Parmi les vestiges de photographies et 2 ou 3 franges en laine, il trouva ces petits bouts de lui: colonne vertébrale, reins, un doigt dans la bouche, de petits pieds recroquevillés...Ce petit être semblait d'un seul coup si réel, si vivant, improbable fruit d'un amour avorté...
Elle avait préparé ses valises, le temps de prendre un taxi et de s'envoler vers un ailleurs.
Ailleurs, plus jamais seule.
Elle fuyait les souffrances, les mensonges, les tromperies qui lui avaient écorchée l'âme.
Ailleurs, plus jamais.
Elle échappait à son bourreau, à sa prison dorée édulcorée, aux barreaux qui l'aveuglaient.
Ailleurs, plus que jamais.
Enveloppée dans son écharpe à franges, elle se faisait la belle, avec son codétenu involontaire, bien ancré en son sein, menotté par ce cordon sombre et lacrymal, lié à sa mère à jamais.
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04.11.2006
le joint de culasse ma lâche, je ne m'en lasse pas!
02:15 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
30.06.2006
cachet de la poste faisant foi
Tu as ouvert l'enveloppe de dentelle noire.
Lentement léché chaque parcelle de ce grain de peau.
Tu ne pensais qu'à glisser ton être dedans moi.
J'ai empoigné ta tête, je t'ai collé entre mes cuisses, dévorée par un désir brûlant.
Je voulais ta langue. Sa douceur mêlée de rage. La violence de ses assauts. Sa moiteur contre mes lèvres, ma vulve, ma peau.
Tu as investi les lieux, communs, et tu t'es approprié chaque recoin de la salle de bains de bouche dégoût et des couleurs du temps perdu trouvé troué.
Tu as pénétré mon intime mythe, manipulé et séquestré vonlontaire.
Je suis partie. J'ai décollé. Timbrée que je suis j'ai pensé que ta langue s'allongeait en moi pour mieux me fouiller.
Fou que tu es tu as embrasé mon sexe sans lui laisser le moindre répit, la chaleur irradiait tout mon être.
Ce bout de toi entreprenant et gourmand s'est délecté de mes éclaboussures.
Tu as récolté ce nectar divin me regardant au fond du trou. Te noyant dans mes effluves charnelles, tu as frissonné et t'es laissé emporté dans un vertige...tu as mordu mes lèvres. Mon bassin s'est soulevé.
Ma main sur ta nuque s'est faite implorante, puis impérative. Je voulais te plaquer contre moi. Ne plus laisser échapper cette hotte aspirante inspirée.
Je t'ai dit dans un souffle court: "je jouis. Oui. Encore. Plus fort. Bois-moi. Suce-moi"
Puis tu as relevé ton visage humide de mouille.
Ma main ne te retenait plus. Elle est retombée comme un soufflé. Tu n'étais plus là. Instrument inutile, insipide.
Je dois m'affranchir.
J'ai perdu la foi.
Tu as perdu de ton cachet, de ton prestige, de ton charme.
Tu m'as mise en boîte pendant trop de temps.
Je suis restée fidèle au poste jusqu'à perdre la raison.
Obligée de me terrer.
Il est temps pour moi de décoller.
Mais ta langue va me manquer.
20:33 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
26.06.2006
douchée, coulée
Je me suis glissée sous ce jet brûlant, rassurant, douillet...
J'ai fermé les yeux, et j'ai senti mes doigts parcourir ma peau...je venais de quitter la tienne. Je vibrais encore sous tes mains, sous ta langue. Je frétillais d'impatience de tes caresses retrouvées.
Je ne t'ai pas entendu entrer dans la salle de bain. J'étais ailleurs. J'ai perçu un frôlement derrière moi. Je pensais à ces instants passés...Je tremblais de plaisir. Je mordillais ma lèvre inférieure, sous l'impulsion de ce désir encore présent.
Tu as passé ta main sur mes hanches, doucement.
Tu as parcouru ma colonne vertébrale, tendrement.
Tu as posé tes doigts sur mes seins, lourdement.
Tu as basculé ma taille vers l'avant, promptement.
Tu as enfourné ta queue dans mon cul, vaillament.
Tu m'as sauté sous la douche, éperdument.
J'ai gémi de plaisir, sourdement.
Je me suis cambrée sous tes coups, irrésistiblement.
Tu as joui sans un cri, sauvagement.
J'ai coulé à pic dans les eaux profondes de la jouissance, simplement.
Et putain que c'était bon...
21:36 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : faire l'amour...
26.05.2006
A tale of a night in Scotland (part 3)
Une fois seule et rhabillée, les reproches m'assaillent.
Une erreur d'être venue. Je savais que ça tournerait comme ça. Comment? Bah en coucheries diverses et variées. Comme avant. Mettre un point d'honneur à mener une vie rangée. Une vie "normale". Une partie de moi avait décidé de ne plus céder à ses tentations du corps. Je ne peux pas concevoir de mener une vie de couple, puis une vie de mère, avec un passé pareil...Je ne suis que la nana qui dit oui, qui aime le cul, qui n'a pas froid aux yeux ni aux fesses, qui "met le feu aux poutres, et accumule les bides". Oui ça me plaît. Mais il est temps de passer à autre chose...Une dernière fois, un ultime séjour de folies, laisser le désir parler avant de se ranger des circuits.
Pleine de ces bonnes résolutions, je descends à la cuisine, préparer la pitance...
Manu est là. J'hésite à franchir le seuil de la pièce. Il lève un oeil, puis se remet à sa découpe. Ce mec me hérisse. Son jugement me met face à ma réalité. La salope, la fille facile qui se met à avoir des remords, à souffrir?
"- Je peux t'aider? Tu prépares quoi de bon?
- Rien d'extraordinaire. Je fais avec les moyens du bord. Une bonne grosse salade composée. Et une omelette. Il faudra aller aux courses demain.
- OK. Fais voir. Olives, fromage, jambon, champignons. Je me charge de l'omelette alors."
Plus un mot n'est échangé. Pourtant, l'atmosphère est moins pesante. On se croise, on s'échange les couteaux, l'huile et le vinaigre. Il sale. Je poivre. Il goûte. Se lèche les doigts. Je rajoute. Nos mains se frôlent. Il me sourit. Je baisse les yeux. Je voudrais lui parler, me justifier, lui donner une autre image de moi. Je n'ose pas. Et Marcus, Elsa et Fred débarquent tous les 3, bien excités, les pupilles dilattées.
Ils mettent la table, servent l'apéro, nous discutons de tout et de rien. Puis le repas se passe dans une bonne ambiance. Fred s'est installé à côté de moi. Je sens ses mains me parcourir. Le genou, puis la cuisse, il remonte doucement jusqu'à soulever ma jupe. Ses doigts cherchent à me fouiller, je les saisis et je les serre. Puis je pose sa main sur sa propre cuisse. Je connais cette tension, ces regards entendus, ces sourires en douce...Marcus propose d'aller prendre le disgestif dans la salle de billard. Je prétexte de finir le rangement. Pas envie de leur parler. Pas envie d'être des leurs. Je ne sais que trop bien comment cela va se finir. Je les laisse s'en aller. Puis je sors respirer un peu dehors. J'allume une cigarette. Je ferme les yeux et je les imagine...
Manu est parti lui aussi. Est-il avec eux? Sentir ses yeux me déshabiller. Sentir son souffle dans mon cou. Sentir ses mains me caresser. Je perds la tête...Un bruit sur le côté de la maison m'attire.Je m'approche doucement, et je vois Manu, seul, devant une fenêtre. Un buisson me permet de le voir sans être remarquée, et de prendre la mesure du spectacle se déroulant derrière les rideaux poussiéreux.
Elsa se tient debout devant la table de billard. Elle suce Marcus, qui est assis devant elle, avec énergie. Fred quant à lui se colle sur elle et frôte sa verge contre ses fesses, tout en malaxant ses petits seins. Il bande, il mouille ses doigts de salive, et entreprends de branler Elsa, assez puissament. Je la vois se soulever à chaque coup dans sa chatte. Fred est presque couché sur elle. Il lui lèche le dos, la nuque, les épaules. Marcus les regarde. Il finit par se retirer de la bouche d'Elsa, et s'allonge sur la table. Elsa vient se placer à califourchon sur lui. Elle enfourne elle-même la bite dressée dans son con et commence des mouvements de bassin. Pendant ce temps, Fred lui enfourne un doigt dans le cul, et commence à exciter son petit trou...Elle s'ouvre et lui fait signe. Il se place derrière elle, et voilà qu'Elsa se retrouve avec 2 beaux engins, l'un dans la chatte, l'autre dans le cul, et je la vois prendre son pied, possédée, avide de jouissances et de se sentir pleine...Je baisse les yeux. J'aurais pu être là.
Manu n'a pas bougé d'un pouce. Son visage crispé est fixé sur cette scène. Je préfère m'éloigner. Sans doute va-t-il lui aussi prendre son plaisir à 2 mains...
15:40 Publié dans piège à rats | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note


